Vanessa marchait d'un pas pressé dans les couloirs de la prison. Le gardien qui l'accompagnait avait du mal à la suivre, et il trottinait pour essayer de marcher à la même vitesse qu'elle.
Gardien : Je vous le répète, ce n'est pas l'heure des visites.
Vanessa : Je m'en moque. Il veut me voir ? Alors je viens le voir.
Vanessa portait le dossier de Zac sous son bras. Elle s'inquiétait. La seule fois qu'elle l'avait vu, elle ne s'était pas du tout dit que c'était quelqu'un de faible. Bien au contraire. Alors elle se demandait ce qui pouvait faire qu'il ait autant besoin d'elle tout de suite. Et surtout le fait que ce soit si urgent l'intriguait.
Le gardien, résigné, l'emmena en salle de visite, et se rendit ensuite dans le bureau du directeur. Ils arrivèrent tous les deux quelques minutes plus tard.
Directeur : Mademoiselle Hudgens.
Vanessa (Hochant la tête) : Monsieur...
Directeur : Il me semble que vous êtes au courant des heures de visites de cette prison. Ce n'est pas la première fois que vous venez...
Vanessa : Effectivement. Mais il est dit, qu'en tant qu'avocat, j'ai le droit à voir mon client autant de fois qu'il le souhaite, et quand bon lui semble. Pourquoi quelqu'un en liberté pourrait-il voir son avocat plus souvent que quelqu'un qui est en prison ?
Le directeur de la prison ne répondit rien dans l'instant. Il se contenta de regarder Vanessa dans les yeux, en essayant de la cerner. Vanessa sourie intérieurement. Ce n'était pas la première fois que quelqu'un essayait de faire ça. Et pourtant personne n'avait jamais réussi à la cerner, depuis bien longtemps...
Directeur (Reprenant) : Puisque vous faites appel à la loi pour orienter ma décision...
Le directeur fit signe au gardien d'aller chercher Zac, puis il sortit de la pièce en laissant Vanessa sans un au revoir, elle qui s'en moquait bien.
Gardien (Ouvrant la cellule) : Tu as de la chance Efron, ton avocate est loin d'être conne.
Zac (Ironique) : Sans blague...
Gardien : Je n'aime pas du tout ton comportement...
Zac : Parce que vous croyez que j'aime le votre... ?
Gardien (S'approchant dangereusement) : Commence pas...
Zac (Petit sourire) : Ou sinon quoi ?
Le gardien, le regard méchant, approcha son poing du ventre de Zac, mais celui-ci s'y attendait. Il esquiva assez rapidement, et envoya son poing en plein dans le nez du gardien, qui laissa échapper un gris si aiguë, que Zac en fut surpris. Un autre gardien arriva en courant et plaqua Zac au sol.
Gardien #2 (Lui passant les menottes) : Au trou pour trois jours ! (Sourire méchant) Sa va être un enfer pour toi, j'espère que tu vas en profiter...
Zac (Face contre le sol) : Un enfer ? Vous plaisantez ! Loin de vous pendant trois jours, c'est un réel bonheur !
Le gardien le frappa au visage, et Zac poussa un gémissement.
Gardien #2 (Lui chuchotant à l'oreille) : Je dirais que c'était de la légitime défense...
L'autre gardien se releva alors difficilement, en tenant son nez avec ses mains. Du sang coulait, et passait entre ses gros doigts. Zac n'éprouvait absolument aucun remord. Au contraire, il était même content de ce qu'il avait fait.
Gardien (Se tenant le nez) : T'as vraiment joué au con sur ce coup la. Tu vas pouvoir dire au revoir à ta visite avec l'autre bombasse. Je vais me faire un plaisir d'aller lui annoncer ça.
Zac : On vous a déjà dit que vous étiez répugnant ?
Gardien (Le pointant du doigt) : T'es dans la merde Efron, et jusqu'au cou, alors je te conseille vraiment de la jouer profil bas.
Zac ne répondit rien et, alors que le gardien allait l'emmener « au trou », le directeur arriva.
Directeur : Qu'est-ce qui se passe ici ?
Gardien #2 (Tenant Zac fermement) : Il a frappé Carl au nez.
Directeur : Et pour quelle raison ?
Gardien : Il...
Zac (Le coupant) : Je lui a fait un compliment et il l'a mal pris. Les gens ne sont vraiment pas reconnaissants de nos jours.
Gardien #2 : Espèce de...
Directeur (Le coupant) : Emmenez monsieur Efron en salle de visite s'il vous plait. Son avocate l'attend.
Les deux gardiens allèrent protester, mais le directeur leur fit signe que c'était inutile. Le regard haineux, ils amenèrent tout deux Zac en salle de visite où Vanessa l'attendait. En voyant le nez en sang d'un des gardiens, et le bleu qui commençait à se former sur la tempe de Zac, Vanessa soupira.
Vanessa (Une fois le gardiens partis) : Vous ne l'avez pas loupé.
Zac (Touchant son front) : Eux non plus...
Vanessa (Petit sourire) : Qu'est-ce qui s'est passé ?
Zac : Il vous a traité de bombasse.
Vanessa (Surprise) : Et vous m'avez défendu ?
Zac : Non. Ca c'était après.
Vanessa : Oh...
Zac : Ce type n'a aucun sens de l'humour. Et malheureusement pour lui, moi je l'ai. Il n'apprécie pas...
Vanessa regarda Zac dans les yeux pendant quelques instants. Et quels yeux... Vanessa ne se rendait même pas compte qu'elle le fixait.
Zac (Après un moment) : Y a un problème ?
Vanessa (Sursautant) : Pardon ?
Zac : Je sais pas, vous me fixez.
Vanessa (Se reprenant) : J'essayais de vous imaginer en train de tuer quelqu'un...
Zac (Faisant une grimace) : Pas facile hein ?
Vanessa : Effectivement...
Ils restèrent comme ça, sans se regarder, et sans parler. Vanessa relisait le dossier pour la sixième fois aujourd'hui, tandis que Zac avait l'air passionné dans sa contemplation de la table.
Zac (Après un moment) : Vous savez, j'ai rêvé de vous cette nuit (Voyant la tête de Vanessa) Ah non, pas de la façon dont vous pensez ! C'est juste que... je me suis vu gagner le procès, et j'ai vu tout ceux qui m'avaient abandonné revenir vers moi. Et vous étiez là, à côté de moi, à me regarder les envoyer chier (Après un moment) En fait, j'ai rêvé de vous simplement parce que je savais que, en quelque sorte, vous ne me laisseriez pas tombé dans cette affaire.
Vanessa : Alors votre rêve était comme un signe en fait ?
Zac (Haussant les épaules) : Ouais en quelques sorte...
Vanessa le regardait. Et plus elle le regardait, moins elle l'imaginait tuer quelqu'un. Mais peut-être qu'elle se trompait, et qu'il jouait la comédie. Elle secoua la tête pour chasser ses pensées de son esprit, et se recentra sur l'affaire.
Vanessa : Vous m'avez demandé de venir, mais vous ne m'avez toujours pas dit pourquoi.
Zac : Cette nuit on m'a passé à tabac.
Vanessa : [...]
Zac : Ca ne vous étonne pas ?
Vanessa : Pas vraiment... Vous n'êtes pas le premier qui me dit ça. Vous êtes tout jeune dans cette prison, les prisonniers s'attaquent toujours au nouveau.
Zac (Secouant la tête) : Je crois que vous ne comprenez pas... Un homme, extérieur à la prison, est venu me menacer. Apparemment, que je sois prouvé coupable ou non, pour lui je dois mourir.
Zac lui raconta ensuite ce qui s'était passé cette nuit, sous le regard attentif de Vanessa. Lorsqu'il eu finit son histoire, Vanessa se leva, et se dirigea vers la fenêtre. Elle regarda à travers, mais sans vraiment voir ce qui s'y passait. Elle fronça les sourcils et ferma les yeux, signes d'une intense réflexion chez elle.
Vanessa : Il y a plusieurs hommes importants qui auraient pu vous faire ces menaces. Mais je ne préfère pas donner de noms (Se retournant vers Zac) Je vais me renseigner en tout cas. Vous avez bien fait de m'appeler.
Zac : C'est ce que je me suis dit.
Vanessa se rassit ensuite et lui posa plusieurs autres questions. Elle apprit ainsi que le frère de Zac s'appelait James, qu'il avait 17 ans, et qu'il sortait avec la victime depuis 8 mois.
Zac : Camille et lui sont sortis au bal de printemps ensemble. Je me rappel qu'il était passé chez moi avant de rentrer, le sourire collé aux lèvres (Souriant) Il voulait sortir avec elle depuis longtemps.
Vanessa : Vous n'habitiez pas ensemble ?
Zac : Avec James ?
Vanessa (Hochant la tête) : Oui.
Zac : Non. Je suis parti de chez moi il y a 2 ans. C'est la meilleure chose qui me soit arrivée d'ailleurs. Mon beau-père était un vrai pourri.
Vanessa : Il faisait quoi exactement ?
Zac : Je ne crois pas que...
Vanessa (Le coupant, voyant où il voulait en venir) : Je dois absolument tout savoir de votre vie. De votre naissance jusqu'à maintenant. Tout.
Zac (Soupirant) : De l'âge de 12 ans jusqu'à mes 23 ans, j'ai vécu avec ma mère et son copain. C'est un ivrogne qui boit et bat ma mère, mais juste avant de partir je lui ai bien fait comprendre qu'il n'avait plus intérêt à la toucher. Et apparemment il s'est calmé.
Vanessa : Vous lui avez fait quoi ?
Zac : Deux côtes cassés ça ne fait de mal à personne si ? Et puis, par rapport à ce qu'il a fait à ma mère...
Vanessa : Si ça vous aide à avoir la conscience tranquille...
Zac : Je ne suis pas un type horrible comme vous semblez le croire. Ok j'ai tapé sur ce mec, mais il battait ma mère ok ?! Elle a toujours été là pour James et moi, alors ce salop n'avait pas le droit de la toucher comme ça.
Vanessa : Je ne suis pas là pour vous jeter la pierre sur cette histoire. Tout ce que je vois, c'est que j'ai ici une autre raison qui pourrait faire penser aux jurés que vous êtes assez violent pour tuer une gamine.
Zac : Même si... ?
Vanessa (Hochant la tête) : Même si...
Zac soupira et passa sa main dans ses cheveux.
Zac (Mettant sa tête en arière): Putain, ça commence à me faire chier cette histoire...
Vanessa ne pu le voir que quelques secondes, mais Zac venait d'essuyer une larme qui avait coulée sur sa joue. L'émotion ? Ou le sentiment injuste de se sentir enfermé lorsque l'on est innocent... ?
Vanessa : On peut reporter ça à une autre fois si vous voulez.
Zac : Non, non c'est bon. C'est les nerfs qui lâchent de temps en temps. Mais sa va.
Il lui fit un petit sourire pour lui prouver. Sourire que Nessa lui rendit, plus chaleureusement qu'elle ne le voulait. Zac pencha sa tête sur le côté et sembla réfléchir. Il n'avait qu'une envie, sortir de cette prison et prouver au monde entier qu'il était innocent. Il savait qu'avec l'aide de Vanessa il y arriverait. Mais il y a une chose qu'il voulait savoir avant tout.
Zac : Vous avez changé d'avis sur moi ?
Vanessa : A quel sujet ?
Zac : Sur ma culpabilité.
Vanessa (Après un moment) : Que je vous crois coupable ou non, ça ne change rien. Je serais votre avocate quand même.
Zac : Je le sais bien ça. Mais vous devez mieux défendre quelqu'un que vous croyez innocent non ? Après tout, pourquoi un assassin aurait-il le droit de vivre en liberté ? Vous vous êtes posé cette question une bonne centaine de fois je parie.
Vanessa : Non. Jamais.
Zac (Surpris) : Je ne vous crois pas.
Vanessa : Comme je vous l'ai dit, je ne suis pas là pour savoir si je vous crois ou si vous me croyez quand je vous dis quelque chose. Par contre, il faut que vous me disiez absolument toute la vérité sur cette affaire. Je trouve que pour quelqu'un qui se dit innocent, vous ne vous défendez pas beaucoup...
Zac : Et vous voulez que je dises quoi ?! Je ne l'ai pas tué, et je ne sais pas qui l'a fait !
Vanessa : Je pense, au contraire, que vous en savez plus que ce que vous ne dites.
Zac (Soupirant) : J'en reviens pas...
Vanessa : De quoi ?
Zac : De ce que vous êtes. Tous les avocats sont comme ça ou juste vous ?
Vanessa : Je crois que je ne saisis pas.
Zac : Ce que j'essaye de dire par là, c'est que j'ai l'impression que vous n'avez pas de c½ur. Vous ne vous rendez pas compte de ce que c'est que de vivre en prison depuis 3 mois, et de se faire accuser d'un meurtre qu'on n'a pas commis. C'est tout simplement horrible... Alors vous croyez franchement, que si je savais quelque chose, je ne vous le dirais pas ? A vous ? Alors que vous êtes mon avocat ? Vous n'êtes pas aussi intelligente que ce que je pensais...
Vanessa (Se levant) : Je crois qu'on en a fini pour aujourd'hui. On se revoit demain.
Zac (Se levant) : Attendez, je ne voulais pas vous blesser ok ?
Vanessa : Je ne suis pas blessée monsieur Efron. J'ai énormément de travail, et si vous voulez gagner ce procès, je dois m'y mettre le plus tôt possible.
Zac (Se rasseyant) : Très bien.
Vanessa rassembla le dossier et rangea tout dans son sac. Elle se dépêcha de le faire, ne voulant pas rester une seconde de plus dans cette pièce. Blessée ? Oui, elle l'était. Peut-être... Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait un c½ur, contrairement à ce que semblait penser le jeune homme. Seulement, son coeur avait tellement souffert, que des fois Vanessa avait l'impression qu'aucun sentiment ne pouvait s'y frayer un passage, à part la colère et le dégoût. Le dégoût de soi, surtout, était le plus présent.
Suite super longue!
Je m'en suis rendue compte plus tard
Mais ce n'est pas grave
Je suppose que ça ne vous dérange pas ^^
3 commentaires pour être prévenus
Complétement à la bourre au niveau du lycée
Pas le temps de prévenir trop désolée
Je le fais plus tard promis
Alllez sur Ce blog, sa story vent de commencer
Et elle est vraiment géniale!